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La mallette

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Sommaire :

suite



Il passèrent dans la pièce à coté. Puis descendirent dans une vaste cave cellier ou trônaient en maître de nombreuses bouteilles et stocks divers. Enfin dans un débarra de service, le Professeur ouvrit une armoire à code, actionna trois boutons et l’armoire s’effaça pour laisser place à un couloir éclairé.

Andreï précéda Iosif qui refermât le passage. Il y eu un chuintement d’air qui se pressurise.
- Avalez si vous avez les oreilles qui se bouchent. Dit le Professeur. Tout est pressurisé à cent-dix pourcent de la pression extérieur.. Rien n’entre ici, pas même une poussière.

Il avancèrent dans le couloir vers une porte blindée ressemblant aux sas des sous-marins, mais argentée, presque aseptisée comme celles des vastes chambres froides, des caméras suspendues les filmaient.

Le sas s’ouvrit à leur approche. Ils entrèrent alors dans une pièce cubique d’apparence nue. Devant eux une grille renforcée de verre blindé et pâmé, au plafond, deux meurtrières permettant à des mitrailleurs Vulcan de se déployer et nettoyer la pièce en tirant deux cents coups par secondes.

Le professeur se plaça face à un interphone. Solennellement, il prononçât quelque mot en code alpha-tango.
La verrière s’escamota dans le mur.

- De bonne précautions, Professeur. Admira Andreï.
- Le choix m’est-il donné ? Cher Androvovitch… Rétorqua le professeur, puis il rajouta dans un gloussement sarcastique:
- Hum, n’est ce pas là après tout le but de ces recherches ? Le Contrôle de l’individu, ou des masses… Alors se faire contrôler par le contrôle, n’est qu’un juste retour des choses !

Andreï faillit répondre, mais face à ce personnage, il préférat le mutisme.

Enfin il arrivèrent dans les bureaux du professeur. Épuré, mécanique, des écrans de projection, un tableau avec des notes en cyrillique, une grande table avec diverses liasses de papier. Un coffre, une batterie de terminaux informatiques et imprimantes vomissant leur comptes rendus dans des crissement d’aiguilles.

- Nous y voila… Les résultats ?! Attendez… Voilà. Le professeur mis une cassette dans un lecteur vidéo.
Sur l’écran apparurent le professeur et ses assistants dans une salle de chirurgie.
Andreï trouva un siège et s’y cala ne perdant pas une goutte de l’enregistrement.

- Voici le sujet Alpha, nous l’avons lobotomisé pour pouvoir mener à bien les expérimentations sur les stimuli inconscients. Les sondes encéphalographique ont été directement placées dans le cerveau du sujet, ceci afin de bien cerner les zones de perception inconsciente.

Bien entendu, le sujet alpha ne justifie sa présence que pour obtenir une valeur étalon-inconscient. Les lobes frontaux ayant été ôtés, la personnalité consciente du Moi chez le sujet, est donc inexistante.
Andreï écoutait attentivement la vidéo, le professeur commentait aussi certaines images, rajoutant quelques précisions, et il voyait sur l’écran, un homme dont le cerveau à nu ressemblait plus à un hérisson, tant il y avait d’aiguille fichée dans la masse blanchâtre.

- Suivant les divers protocoles, nous avons établis la cartographies des zones cérébrales ainsi que les effets de leur stimulations…

Andreï voyais le sujet souffrir ou rire, pleurer, paniquer tour à tour, les différents sentiments parfois s’entremêlant donnait des résultats horrible, physiquement perceptible. Contractions, rictus déformé, bave...

- Nous avons ensuite répliqué les expériences par les sens, sans intervenir physiquement sur le cerveau même. Nous avons donc pratiqué des stimuli divers surs les cinq sens pour tenter reproduire les patterns cérébraux enregistrés.

L’image avait changé, le hérisson humain était assit dans un fauteuil, le crâne pansé, une grosse tresse de fils reliés au sommet. Des blouses blanche s’affairaient autour de lui, tantôt lui présentant des feuilles avec des images, ou présentant des éprouvettes sous le nez, tantôt accompagné de musique, de flash coloré plongé dans une pénombre.

- Nous avons atteint, un taux de réponses honorable de huit sur dix, nous pensions ne pas pouvoir dépasser le un pour deux. Malheureusement le sujet alpha n’a pas survécut…

les images continuèrent à défiler présentant les diverses expériences, les schémas, les protocoles.

L’écran fut envahi de neige scintillante, tandis que la cassette était éjectée.

Le Professeur attendit une réaction de son hôte. Andreï accusait un coup certes, mais cela ne le choquait pas plus que cela, pour faire une omelette il fallait bien casser les œufs…

- Et bien Professeur Zhivenkov, je vois que vos efforts et la confiance que l’Union vous portent sont très fructueux. Cependant je n’y vois personnellement là qu’un simple camarade traité comme un porc ! Aucun résultats pratique, juste quelques belles ritournelles…

- Androvovitch vous êtes décevant ! Vous n’attendez pas la fin du spectacle pour sortir de la salle. Je vous ait présenté le premier état de recherche. Le point initial qui va permettre d’approfondir le sujet et la pratique. Rétorqua Iosif courroucé.

Andreï leva un regard septique sur le Professeur. Et dit simplement par politesse

- Et vous compter mettre cela en pratique dans combien de décennies ?

Le visage d’Iosif s’éclaira.

- Mais c’est déjà en cours de pratique, et à vrai dire nous arrivons presque à terme…

Andreï sursauta en entendant cela. Il n’osât plus ouvrir la bouche… Le Professeur sirotait du petit lait à ce moment, tant la déconfiture était présente sur le visage de son supérieur.

- Je suppose qu’un petit tour sur la question pratique, vous intéresserait Andreï…
- Montrez-moi donc vos tours de magie !

Le professeur fournit une autre cassette vidéo au lecteur. Un numéro identificateur apparut avec une date. Le film commença.

Andreï vit une personne dans une pièce entrain de travailler en apparence sur un terminal informatique. Un casque électro-encéphalogramme sur la tête. Le tracé était montré en dessous de la vidéo.

Le Professeur commença à expliquer a Andreï.

-Vous pouvez constater que notre sujet n°1 est sur une console informatique. Vous pouvez voir en temps direct le tracé des ondes cérébrales.
Nous n’avons pas besoin ici d’implanter les électrodes dans le crane pour mesurer l’activité cérébrale.
Vous voyez les patterns d’ondes qui oscillent pendant que le sujet se concentre sur son travail ?

Andreï regardais attentivement, et vit progressivement les oscillations changer…

- Comme vous le constatez, le sujet commence à réagir au stimuli extérieur, le contrôle de son attention s’installe. Plus il vas continuer à utiliser ce terminal, plus le pattern va se modifier, et plus il aura envie d’utiliser ce terminal…

- Vous-voulez dire qu’il se drogue ?!
- Non, c’est une réponse cognitive engendrée par le terminal qui l’assujetti. Il ne se drogue pas, mais sa volonté faiblis progressivement. Il devient pour le sujet nécessaire d’utiliser le terminal. Ce de manière inconsciente.
- Pour mener à quoi ?
- Vous comprendrez plus tard, attendez la suite !

Sur l’image, soudain le sujet n°1, se recula désemparé du terminal, Les mains écartées du clavier. Le pattern avais brusquement changé.

- Nous avons provoqué une panne temporaire… Souligna le Professeur. Notez bien que le sujet est en proie à une sorte de panique. Il se questionne , il crois qu’il est responsable. Il a peur qu’on lui reproche quelque chose…
- Fascinant…

Brusquement le pattern changea et sembla se calmer tout comme le sujet, qui visiblement se détendit.

- Nous venons de rétablir la panne… Action-réaction, réaction-action. Vous comprenez l’approche lente du contrôle ?

- Et bien je ne sais que dire Professeur… Et j’ai du mal à imaginer contrôler les foules avec un terminal et des fils sur la tête pour chaque opposants…

- Je m’en doutait un peu. C’est pourquoi je vais à présent vous montrer le sujet N°8

Une autre cassette défila.

Une femme assise lisait une revue en écoutant la radio dans une pièce aux normes d’équité de l’Union. Une personne lambda du peuple...

- Nous avons du nous faire discret pour cette étude. Cette femme ne sais pas qu’elle est observée, nous lui avons placé des implants après un enlèvement. Vivant seule, personne ne s’est inquiété, elle pense avoir simplement dormi très longtemps et trop fort.
Aucun souvenir. A part des maux de tête chronique.

- Professeur Zhivenkov, vous n’imaginez tout de même pas implanter chaque personne sur terre ?!
- Androvovitch, vous me courez sur le haricot ! Veuillez vous taire bon sang et suivre. Votre logique cartésienne me déplais grandement.
Evidemment que nous n’implanterons pas le monde ! Absurde raisonnement, mais comment voulez-vous suivre une expérience sans mesures ?
Il s’agit ici d’un sujet ! UN SUJET ! Et une étude d’efficacité, sans appareil de mesure, n’est pas UNE ETUDE ! S’emporta Iosif.

Andreï subit le violent assaut verbal, et décida de s’abstenir de tout commentaire.

- Revenons à notre sujet 8 !

La vidéo repris.

Le femme lisait, les actualité passèrent en bref. Les patterns étaient calme, mais l’un deux se dénotait.
Le Professeur commenta.
- Le sujet a reçut un stimulus au travers des informations. Le pattern a changé, son attention pour la lecture à baissé. Le sujet ne s’est aperçu de rien. Nous allons discrètement intervenir par d’autres moyens. Elle va recevoir un appel téléphonique.

De fait, sur la vidéo, la femme se leva pour décrocher. Elle discuta quelques instants puis revint à sa lecture. Les patterns avaient de nouveau changés.

- Notre sujet n’est plus attentive à sa lecture. Ses yeux suivent les mots sans les assimiler. La radio est maintenant devenue inconsciemment source de son attention. Nous allons parasiter cela.

Le sujet tripotât le récepteur pour aligner le canal. Puis s’énerva en jouant avec les réglages et l’antenne.

- Le sujet est en proie à la confusion. Ajoutons un choc.

La femme sursauta lorsque le téléphone sonnât de nouveau. Elle s’empressa d’aller décrocher. Mais trop tard, la dernière sonnerie se fit entendre avant qu’elle n’eut le temps de poser la main sur le combiné.
Furieuse, elle alla de nouveau à sa radio pour la régler.

- Il est évident que dans cette mise en pratique, nous avons volontairement provoqué un parasitage du récepteur. Les parasites ne sont pas anodins non plus. Et comme vous pouvez le constater les patterns sont très perturbés. Notre sujet est au bord de la crise de rage envers son récepteur…

Au moment ou la femme allais prendre en main la radio, le Professeur mis en pause la lecture.

- A votre avis, Andreï que va t’il se passer ? Le sujet va t’il briser son récepteur radio ? Va t’il se précipiter vers le téléphone qui va sonner ?

-Je, je ne sais pas…

Le Professeur remis en marche la bande.

Le sujet avais saisit le récepteur et le téléphone sonnât, elle voulut courir vers le téléphone pour décrocher, la radio en main, le cordon d’alimentation s’arrachât. La femme trébuchât et roula par terre. Se releva, et décrocha le combiné téléphonique. Elle était livide

Elle regarda sa radio, reposa le combiné téléphonique et entrepris de rebrancher son récepteur.

- Ici notre sujet est en proie à la plus grande détresse, ce coup de téléphone et la radio parasitée ont généré un climat anxiogène insupportable. Mais poursuivons et soyez bien attentif à la suite.

Le sujet se remit en mouvement, rebranchât la radio visiblement elle s’apaisât complètement.

- Vous voyez les ondes cérébrales ont tendance à chuter vers ce que l’on appelle les ondes alpha, celles qui entre en jeux dans le rêve… Ou l’hypnose. Le coup de téléphone était rassurant, et la radio refonctionne normalement. Regardez bien attentivement maintenant.

La femme se remit à la lecture, visiblement très attentive, penchée sur son livre, elle ne vis pas la personne arriver sans précaution aucune derrière elle.
Comme si cette dernière faisait partie du décor pour le sujet, le nouvel arrivant se plaça à coté d’elle pour lui pratiquer une injection, et c’est à peine si le sujet réagit à la piqûre dans le cou avant de s’évanouir.

L’écran s’embrouilla de neige.

- Démonstration en application pratique ! Avez-vous bien noté que le ravisseur, qui n’est qu’un de mes assistants venu récupérer notre sujet, pour lui ôter son implant, est entré sans aucun soucis et s’est approché de lui sans discrétion et sans même détourner sont attention ?

- Oui, j’en jurerais même à une comédie, si ce n’était pas aussi grossier ! Un canular aurait été mieux monté… C’en est effrayant. Mais la question précise est, ou en somme nous à présent ?
Dit Andreï.

- Malheureusement, il nous faudra encore quelques années pour atteindre une portée mondiale, et de mettre les dispositifs en applications. Vous comprenez bien que pour que l’impact soit important, le contrôle doit se faire lentement, à l’échelle mondiale et de manière uniforme.

- Très bien… J’en ferais rapport à L’Union. Mais vous avez mon approbation cher Professeur. Je suppose que vous avez aussi quelque chose pour moi ?
- Effectivement…
Iosif ouvrit son coffre et sortit deux enveloppes. Il les tint en mains lors du chemin inverse pour se retrouver dans la pièce au foyer brûle-tout.

Andreï brisa sa clef et décoda le courrier avec ses instructions de retour. Il pris soin de brûler les traces. Puis il remplis avec soin la mallette avec ce que le Iosif lui avait remis, changeât les codes et la verrouilla.

Le Professeur était entrain de remplir deux verres de vodka.
- Na zdrovie! Clama t’il en tendant l’un verre à son hôte.
- Na zdrovie. Répondit Andreï avant de le siffler.
Les deux culs de verre vide claquèrent sur la table ensemble.